Élections sociales au Cameroun : le gouvernement salue un scrutin « transparent et apaisé », et interpelle les entreprises retardataires

Élections sociales au Cameroun : le gouvernement salue un scrutin « transparent et apaisé », et interpelle les entreprises retardataires
Élections sociales au Cameroun : le gouvernement salue un scrutin « transparent et apaisé », et interpelle les entreprises retardataires

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire OWONA, a dressé ce mercredi 28 janvier 2026, un bilan globalement satisfaisant des élections des délégués du personnel organisées le 13 janvier dernier sur l'ensemble du territoire national, lors d'un point de presse tenu à Yaoundé. Les résultats officiels des élections déclarées ont été rendus publics ce 27 janvier.

Selon le membre du gouvernement, le contrôle s'est déroulé « de manière régulière, transparente et apaisée, sans incident majeur », aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises privées. Une réussite qu'il attribue à « une organisation rigoureuse, conforme aux textes en vigueur et aux principes du dialogue social ».

Institués par le Code du travail, les délégués du personnel constituant, rappelle Grégoire OWONA, « une instance essentielle du dialogue social » dans toute entreprise comptant au moins 20 travailleurs. Véritables interfaces entre employeurs et employés, ils jouent un rôle clé dans la préservation de la paix sociale et la prévention des conflits professionnels.

Grande innovation de cette édition électorale : le recours renforcé à une plateforme informatique, déjà expérimentée lors des précédents scrutins de 2021 et 2023. Celle-ci a permis la gestion numérique de toutes les étapes du processus, de la constitution des listes électorales à la production rapide des résultats, en particulier considérablement les délais et renforçant la crédibilité du scrutin. « Là où il fallait autrefois près de quatre mois, le processus a été bouclé en un temps record », s'est félicité le MINTSS.

Toutefois, le ministre a déploré que certains établissements assujettis, notamment des entreprises de presse, n'aient pas encore organisé leurs élections. Il les a appelés à « se conformer sans délai à cette obligation légale ».

À l'endroit des délégués élus, dont le mandat débute le 1er février 2026, le Ministre du travail et de la Sécurité sociale a exhorté à faire preuve de responsabilité, d'ouverture et d'esprit de consensus, tout en réaffirmant l'engagement du gouvernement à poursuivre la modernisation du dialogue social au Cameroun.