Cameroun : ELECAM dresse le bilan de la présidentielle et se projette sur l’avenir électoral

Cameroun : ELECAM dresse le bilan de la présidentielle et se projette sur l’avenir électoral

L’institution en charge des élections au Cameroun tourne la page du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025. Réunis ce 29 octobre à Yaoundé pour la septième session de plein droit relative à cette élection, les membres du Conseil électoral d’ELECAM ont dressé le bilan du processus et tracé les perspectives pour les prochaines échéances.

Le 12 octobre dernier, les électeurs camerounais se sont rendus massivement aux urnes pour désigner leur président. À l’issue du processus, le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats officiels confirmant la victoire de Paul BIYA, qui entame ainsi un 8e mandat à la tête de l’État.

Face à la presse, Abrams ENOW EGBE, président du Conseil électoral, a insisté sur la nécessité pour ELECAM d’évaluer sereinement les acquis et les défis rencontrés lors de cette opération d’envergure nationale. L’objectif : renforcer l’efficacité du dispositif électoral et garantir davantage de transparence et de crédibilité pour les consultations à venir.

Les échanges ont porté sur plusieurs points clés : la révision des listes électorales, la logistique du matériel de vote, la formation du personnel électoral et la coordination des opérations sur le terrain. Si certaines failles ont été relevées, notamment dans la distribution du matériel et la communication locale, le Conseil salue la mobilisation citoyenne et la tenue du scrutin dans un climat globalement apaisé.

Le président du Conseil électoral a par ailleurs lancé un appel à la jeunesse camerounaise. Selon lui, « la préservation de la paix et la consolidation de la démocratie passent par une participation citoyenne active et responsable ». Abrams Enow Egbe a invité les jeunes à s’impliquer davantage dans la vie publique, gage d’une stabilité durable et d’un développement harmonieux.

Cette session marque ainsi la clôture officielle du cycle électoral 2025 et ouvre la voie à de nouvelles réformes internes destinées à perfectionner l’organisation des futurs scrutins au Cameroun.