Cstar à Kribi : 80% des études achevées, les travaux commencent
Le projet de raffinerie de Cstar et de la SNH à Kribi franchit une étape décisive avec le lancement des travaux de génie civil, visant à renforcer la souveraineté énergétique du Cameroun.
Moins d'un an après son lancement officiel, le projet porté par Cstar et la Société nationale des hydrocarbures (SNH) affiche des avancées spectaculaires. Les études d'ingénierie sont achevées à 80% et les premiers travaux de génie civil ont commencé sur le site de Mboro, à Kribi. Objectif : réduire de 30% les importations de produits pétroliers d'ici 2028.
C'est un pas de géant vers l'autonomie énergétique qui vient de franchiser le Cameroun. Le 27 février 2026, une délégation du top management de Cstar a fait le point avec les équipes de la SNH sur l'avancement du projet de construction d'une raffinerie et d'un dépôt de stockage à Kribi. Le verdict est sans appel : le calendrier est tenu, et même optimisé.
Des ingénieurs sur le terrain depuis janvier
Depuis le début du mois de janvier 2026, une mission d'ingénieurs est déployée sur le site de Mboro, marquant le coup d'envoi effectif des constructions. La base vie est déjà opérationnelle, et les équipes de génie civil s'activent pour achever les structures principales avant l'arrivée de la saison des pluies.
« Ces résultats constituant la partie visible d'un travail d'équipe, d'une vision partagée, d'une volonté commune de placer ces sociétés au cœur du dispositif de souveraineté énergétique au Cameroun », s'est félicitée Nathalie Moudiki, présidente du Conseil d'administration de Cstar et représentante de l'Administrateur directeur général de la SNH.
1000 spécialistes chinois et indiens prêts à intervenir
Le consortium RCG, maître d'œuvre du projet, mobilise des moyens colossaux. Georges Li, son président, a détaillé l'état d'avancement : « Les études d'ingénierie sont achevées à 80%. Plus de 1000 spécialistes chinois et indiens sont déjà prêts à être déployés pour assurer le transport et le transfert de la technologie. »
Il a également confirmé que les équipements et les contrats d'approvisionnement à long terme sont « en état d'alerte », et que les premiers essais de mise en service sont attendus pour la fin de l'année 2026.
Une infrastructure taillée pour l’avenir
D'un coût estimé entre 198 et 200 millions de dollars (environ 115 milliards de FCFA), le projet s'étendra sur 250 hectares. La raffinerie aura une capacité initiale de 30 000 barils par jour, avec une première production de 10 000 barils/jour envisagée dès le deuxième semestre 2026.
Le terminal de stockage, lui, pourra accueillir entre 250 000 et 300 000 m³ de réserves stratégiques (gasoil, essence, Jet A1, kérosène, HFO), avec une possibilité d'extension.
Des retombées économiques majeures
Au-delà de l'enjeu industriel, le projet Cstar est un levier de développement. Avec un investissement mondial approchant le milliard de dollars, c'est plus de 2000 emplois qui devraient être créés, accompagnés de programmes de formation spécialisés pour renforcer les compétences locales.
« Cette installation industrielle de dernière génération va raffiner localement le pétrole brut extrait du bassin minier camerounais. Nous devons en être fiers », a insisté Nathalie Moudiki, qualifiant l'infrastructure de « portée historique ».
750 millions d'économies par an
L'objectif final est clair : réduire les importations de produits finis de 30%, permettant au Cameroun de réaliser une économie annuelle de 750 millions de dollars. Une ambition soutenue par un financement solide, avec Bgfibank Cameroun désignée pour mobiliser les fonds, et une convention de prêt autorisé le 19 février 2026.
Avec ce projet, la SNH et Cstar assument les fondements d'une résilience énergétique durable, tout en consolidant la chaîne logistique intérieure et en précisant la sortie des appareils. La mise en service commerciale de la raffinerie est attendue pour 2028.



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